On jouait déjà avant ta naissance, donc on a raison

Genre: Ovni • Editeur: SEGA • Date de sortie: 2000

Jet Set Radio

Par • le 2/6/2011 • DC, Tests & previews • Exemplaire du jeu payé avec nos sous •

Jet Set Radio est jeu publié par Sega sur Dreamcast en 2000 et développé par SmileBit.

Ah oué je vois, c’est Tony Hawk avec des tags en fait.

Dans Jet Set Radio, vous prenez le contrôle des membres d’un gang de taggers à rollers dans un Tokyo alternatif qui marquent leur « turf » en laissant leur signatures sur les murs, les voitures, les panneaux publicitaires, et même les flics (qui sont de vilains méchants à la botte d’un autre méchant en général, rien de bien nouveau ici), et lutte contre le patron d’une maison de disques qui tente de contrôler le monde (le méchant sus cité).

Vos armes: des bombes de peinture et une paire de rollers inline surboostés.
Vos atouts: pouvoir placer des tricks de folie sur un peu près n’importe quoi, sauter d’immeuble en immeuble et faire du grind sur les lignes à haute tension ou les engins de construction, claquer des super tags en trois tours du stick de la manette.
Vos ennemis: à peu près tout le reste. Voitures, bus, passants, flics, larbins, gangs rivaux, hélicoptères munis de lance missiles.

Look Ma, without mah hands

Les niveaux sont initialement plutôt clos et vous permettent de vous familiariser avec le jeu, mais couvrent rapidement de vastes étendues.
Les objectifs sont en général assez simples et divisés en plusieurs catégories:

Tag Race: Vous avez une liste de tags de différente taille à marquer dispersés sur la zone en question. Les « petits » tags nécessitent seulement une bombe de peinture et peuvent être fait en passant. Les « moyens » et « larges » requièrent plusieurs bombes de peinture, doivent être effectués à l’arrêt, et erreurs et interruptions exigeront de reprendre où vous vous êtes arrêtés, donc moins de points et moins de temps au final. Pour rendre les choses plus compliquées, vous serez interrompus par les forces de police qui appèleront de plus en plus de renforts au bout d’un certain nombre de tags.

Obtenir un nouveau membre: Il suffit de soit gagner une course contre ledit membre ou de reproduire les tricks qu’il vous montre. Assez facile au début, presque infaisable à la fin si vous ne connaissez pas la map par coeur.

Gang fights: vous devez éliminer un gang rival à coup de tags dans le dos (non, un coup de boule, bien que gratifiant, ne comptera pas dans le compte). Ils sont rapides, usent des raccourcis tordus, et ils se défendent. Pour parfaire le tout, la durée allouée est limitée.

Si les premiers niveaux sont assez simples, vers la fin il vous faudra faire usage de stratégie pour un, finir le niveau dans le temps imparti, et deux, la jouer fine pour éviter les ennemis quand vous êtes le plus vulnérable.

Humming the Bassline

JSR est un jeu ovni.
Le style (cell shading) était à l’époque révolutionnaire, avec un style qui pète aux yeux (dans le bon sens), le concept longtemps comparé aux multiples jeux existants (notamment Tony Hawk) apportait un but à vos déplacements, au lieu de vous faire faire 4 fois le tour de la piste pour faire un « triple Axel Piqué Ollie Nose grab Ta mère en short 720 doigts dans le nez » au dessus du pont à l’envers.

La bande sonore colle parfaitement à l’action, et couvre un éventail large de styles: Hip Hop, funk, électro, techno, tout y passe. Les pistes sont entrainantes et il ne sera pas rare de se surprendre à fredonner quelques pistes longtemps après avoir arrêté de jouer.

Chaque personnage a son propre style vestimentaire, ses tricks, ses tags, et même la façon de les compléter, donnant un peu plus de profondeur au jeu et ouvrant des choix stratégiques surprenants « nan mais je prends le gros parce que c’est plus facile de chopper le tag en haut du mur avec lui – ah moi je prends la gothique parce qu’elle est mignonne tu vois. »

Les seul bémols qu’on pourrait y trouver, c’est le le replay value qui n’est finalement que revenir sur les niveaux complétés pour obtenir un meilleur score ou obtenir des tags inédits pour pouvoir customiser votre personnage fétiche, la sur utilisation des sticks de la manette DreamCast qui ont détruit plus d’un pouce, et que le jeu ne prend toute sa saveur que si l’on y joue soi-même.
Voir quelqu’un y jouer vous fera hausser un sourcil, mais vous comprendrez le plaisir éprouvé à finir son tag deux micro poils de secondes avant que les renforts arrivent ou le sentiment jouissif de placer trois tags d’afillée en grindant contre les murs qu’une fois la manette en main.

Jeu sous estimé sur une console sous estimée, JSR fait souvent partie des tops 10 "des jeux que vous ne devriez pas rater" et on comprend pourquoi. Son absence sur les différents réseaux (PSN/XBLA/WiiWare/Steam) est encore regrettable, mais un jour, peut être...

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est joueur depuis 1984. Il est tombé dans la marmite quand il a découvert une Atari chez des cousins. Dommage qu'il soit aussi mauvais, et ce, quelque soit le jeu auquel il joue. (La rumeur serait que le mode facile présent dans chaque jeu serait créé uniquement pour l'empêcher de jurer comme un charretier.)
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Un commentaire »

  1. Ce n’est pas pour rien qu’il est 2e dans mon top 10

    http://www.senscritique.com/sseb22/liste/1768/top-10-dreamcast/

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